TE MARAE

TEMPLE À CIEL OUVERT

Dans l'ancienne civilisation polynésienne, aucun gouvernement ne pouvait subsister sans marae, ou temple à ciel ouvert, dont les prêtres avaient, outre le service du culte divin, la charge de confirmer le rang et les droits de chaque prince régnant, et de chaque chef de famille importante.

Tout "marae" était considéré comme le symbole d'un chaînon généalogique et devait être construit autour d'une pierre tirée d'un marae plus ancien, dite pierre de fondation. L'enceinte ainsi que tout ce qui faisait partie du marae étaient tapu, c'est-à-dire sacrés, seuls les ayants droit y étaient admis.

Le nom du "marae" qui accompagnait chaque nom officiel indiquait exactement le rang du prince qui le portait et servait également de titre de propriété. Plus le marae était ancien et important, plus les ayant droit étaient d'un rang élevé dans la haute aristocratie.

Par exemple Firiamate-o-Vavau i Vaiotaha signifiait Firiamata roi et propriétaire de la terre Vavau (Bora-Bora).

Farepu'a, le premier marae royal de Hitinui (Tahiti) fut donc construit à l'avènement de Tetuana'e nui.

La magnificence des cérémonies de la consécration de ce marae entièrement décoré de plumes rouges, suivie de l'intronisation officielle de Tetuana'e nui, fut telle que la tradition nous a conservé quelques bribes de cet évènement et quelques extraits des discours prononcés dans la langue fleurie des arii. Ces extraits donnent une idée de la richesse des symboles et des allégories utilisés par l'ancienne littérature tahitienne, de son caractère poétique et de son inspiration sacrée.

 

Polynesian Triangle Association

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site