chants, psalmodies

Les 'ūtē pour adolescents

Les "'ūtē" sont des chants improvisés aux paroles plus ou moins facétieuses, exécutés au cours des "bringues" locales.

Epopées historiques et récits généalogiques pour initiés

Ceux-ci étaient généralement l'affaire de spécialistes (Tahu’a), appelés selon les îles 'orero (Tahiti), tumu korero (îles Cook), Rongorongo (île de Pâques), 'Ono'ono (îles Marquises). Fonction exclusivement masculine, ils étaient formés dans des écoles spécialisées ("'are korero" "fare vana'a") dès leur plus jeune âge.

Ces récits pouvaient prendre plusieurs formes, chantés, psalmodiés ou plus simplement récités en fonction de telle ou telle cérémonie (investiture d'un nouvel ari’i, ariki ou matahiapo, deuil, naissance, mariage).

Ils s'accompagnaient d'une gestuelle particulière agrémentée parfois d'objets rituels.

"Les orateurs ou récitateurs māori ajoutaient une certaine emphase à leur discours ou à leurs récitations par le jeu d'une massue finement gravée qu'ils tenaient à la main.

Les généalogistes se servaient d'un bâton garni de coches représentant les ancêtres () Les prêtres de Tahiti et des Tuamotu symbolisaient les poèmes liturgiques par un bâton ou par un objet en fibre de coco tressée qu'ils déposaient sur l'autel chaque fois qu'ils avaient terminé leur récitation. () Les bardes (onoono) des Marquises associaient leurs poèmes liturgiques à des objets qui bien que d'aspects fort différent, étaient du même ordre que les autres : c'étaient de petites poches de fibre de coco tressées d'où se détachaient des cordelettes à nœud." [7]

Quelques exemples des cycles narratifs les plus connus

Rangi et Papa ou Ātea (Wākea, Vātea) et Papa, Maui, (Tangaroa, Kanaloa, Ta'aroa)

La psalmodie porte une connotation civile ou religieuse.

Polynesian Triangle Association

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site